Informations Générales
Igreja do Salvador de Ribas  
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  • Nom: Église du Sauveur de Ribas
  • Typologie: Église
  • Classement: Classement en cours
  • Commune: Celorico de Basto
  • Jour de la Fête du Saint Patron: Divin Sauver - 6 août 
  • Horaire de Visite: Réservation obligatoire  
  • Services de Soutien:
  • Téléphone: 255 810 706 / 918 116 488   
  • Télécopie: 255 810 709   
  • Courrier Électronique: rotadoromanico@valsousa.pt    
  • Site Web: www.rotadoromanico.com   
  • Localisation:
    Lugar de Cerdeira, Ribas, Celorico de Basto, Braga.
  • Coordonnées Géographiques: 41° 27' 17.26" N / 8° 1' 2.44" O 
Histoire
Histoire
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Église de Ribas (Photo : © SIPA – IHRU)Le toponyme Ribas dérive du type de terrain escarpé et en pente où se trouve la paroisse.  L'Église du Sauveur est, elle-même, synonyme de cette spatialité, car elle est construite sur une colline surplombant la rivière Veade, un affluent de Tâmega.

Selon la tradition, les origines de cet espace datent du XIIe siècle, lorsque un petit monastère y fut fondé par les Chanoines Réguliers de Saint-Augustin. Bien que les "Inquirições" [enquêtes administratives] de 1220 et 1258 ne fassent aucune référence à l'existence de ce monastère, en bonne vérité la tradition et certaines chroniques associèrent diverses légendes à la fondation de l'Église de Ribas : l'archevêque de Braga, D. João Peculiar, aurait eu à sa charge la fondation et la protection du monastère, après avoir visité la région et avoir pris connaissance des nombreux miracles liés à une image du Sauveur du monde qui se trouvait à cet endroit, dans un ermitage.

Plus tard, il fit venir de Coimbra, pour prendre la place de prieur du monastère, le religieux D. Mendo, dont le corps ferait des miracles, longtemps après sa mort en 1170.

Selon la légende, mi-XVIe siècle, la tombe de D. Mendo aurait été ouverte et il fut possible de constater que la partie inférieure des jambes et des pieds était intacte, portant toujours ses chaussures. Pour les Chanoines Réguliers de Saint-Augustin, ce serait le signe que ledit religieux aurait fait son parcours uniquement au service de Dieu et que, pour cette raison, les pieds étaient incorruptibles.

Quelles que soient les légendes et les incertitudes quant à la fondation du monastère, nous savons que ses rendements étaient considérables, car en 1320 il contribua avec la somme de 350 livres pour aider aux croisades.

À cette époque, le monastère faisait partie intégrante du patrimoine de l'Ordre du Christ, demeurant ainsi jusqu'aux alentours du XVIe siècle, lorsque les abbés commanditaires assument sa gestion.  Néanmoins, plusieurs tentatives ont été faites pour faire revenir le monastère à son Ordre fondateur, mais sans succès. Le cardinal-prince Henrique fut toujours contraire à cette demande. Au siècle suivant, en 1617, les rendements de la commanderie de Ribas s'élevaient à 215 000 réis (ancienne monnaie portugaise).

L'entrée au XVIIIe siècle marque le déclin du monastère. En 1727, celui-ci se trouvait déjà en ruines, son commandeur étant alors Diogo de Sá Correia e Benevides, le troisième vicomte d'Asseca.  21 ans plus tard, le rapporteur du mémoire paroissial ne mentionne plus le monastère.

À son tour, la construction de l'Église de Ribas fut achevée vers 1269, comme l'atteste l'inscription sur la pierre de taille, réutilisée dans le clocher de l'Église. Cette date marque la fin des travaux car la première référence à son existence remonte à 1240, quand on y fait allusion comme ecclesiam de Ripis.

Par rapport à cette date, il faut garder à l'esprit la façon de construire des églises à l'époque romane, qui, règle générale, commençait par le chevet. Le chevet était alors consacré, permettant la célébration des services religieux pendant que les travaux se poursuivaient dans le reste du temple. Par conséquent, on peut supposer qu'en 1240 le chevet de Ribas était terminé pour que l'Église puisse être considérée comme la maison de Dieu.

Chronologie
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XIIe siècle - Existence probable d'un ermitage rendant hommage au Sauveur.

1220 - Lors des "Inquirições" [enquêtes administratives] du roi Afonso II, l'Église de Ribas est mentionnée, mais elle n'appartenait pas au patronage royal.

1258 - Les témoignages des "Inquirições" [enquêtes administratives] du roi Afonso III rapportent que le patronage de l'Église de Ribas appartenait à certains chevaliers et gouverneurs.

1269 - Date probable de l'édification de l'Église qui subsiste encore.

1320 - L'Église de Ribas est taxée de 350 livres pour aider aux croisades.

1565 - Date traditionnellement indiquée comme celle de l'exhumation du corps du benoît D. Mendo qui y aurait été enterré en 1170.

1726 - La seule trace du culte au benoît D. Mendo est la dent qui était utilisée contre la morsure des chiens enragés.

1758 - L'Église avait quatre autels et il n'y a aucune mention au cloître ou aux pièces monastiques.

1878 - Pinho Leal dit qu'une partie du monastère existait encore et servait de résidence au curé de la paroisse.

1970 - Il y a des documents qui rapportent des travaux de l'Église à la charge de la paroisse.

2000-2001 - Il y a des documents qui rapportent des travaux de l'Église à la charge de la paroisse.

2010 - L'Église du Sauveur de Ribas intègre la Route du Roman.

Travaux Spéciaux
Architecture
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L'Église du Sauveur de Ribas se présente comme un espace qui conserve beaucoup des principes et particularités liés à sa construction romane, malgré les solutions architecturales qui ont été adoptées pendant siècles suivants et qui sont visibles, par exemple, au niveau du beffroi, qui date de la seconde moitié du XVIIIe siècle.

Entourée de bâtiments privés et de soutien à la communauté, bordée d'un jardin avec un buste du prêtre Magalhães Costa et une croix commémorant les centenaires, cette Église, dédiée au Sauveur, a un plan longitudinal, composé d'une nef et d'un sanctuaire rectangulaires, d'un clocher, d'une salle paroissiale, d'une chapelle latérale et d'une sacristie.
Plan de l'Église de Ribas (Photo : © SIPA – IHRU)

Il faut souligner que sa structure romane est bien préservée, au niveau de son extérieur et de son homogénéité, ses parements ne portant pas de marques qui indiquent des interruptions ou des changements du projet primitif. L'Église fut donc construite en une seule fois.

Une autre caractéristique romane évidente est la cohérence décorative mise en évidence par les perles en relief sur les deux archivoltes du portail principal, au niveau de l'ouverture qui le couronne, sur les corniches du pignon de la façade principale, de celui de l'arc triomphal et de celui du mur du fond du chevet, ainsi qu'au long des corniches latérales de la nef et de l'abside. Ce même motif décoratif est encore visible sur les quelques modillons de cette Église.

La composition des croix terminales des pignons, la présence des ouvertures étroites, la disposition du portail latéral sud, les corbeaux qui indiquent qu'il était surmonté d'un porche, sont autant d'éléments qui indiquent que cet espace a été construit au milieu du XIIIe siècle.

Malgré son mauvais état, on peut encore voir un autre vestige roman dans le parvis muré de l'Église, près de la façade arrière : l'ancien font baptismal, avec le bassin, la base et des dessins circulaires et lisses.

Bien que l'extérieur nous indique un contexte roman, on ne peut pas en dire de même de son intérieur. La seule exception est son arc triomphal dont les chapiteaux répètent presque le schéma décoratif du portail principal : des motifs de feuillures en relief, avec peu de volume, associés à une composition de petites perles formant des rangs sur l'ensemble extérieur de l'église.

En outre, l'intérieur est surtout marqué par les temps modernes, avec l'utilisation du style maniériste et baroque. Ce nouvel environnement révèle la présence de moulures, du côté de l'épître, qui nous font penser à des modifications qui ont eu lieu pendant les temps modernes, peut-être lors d'une campagne de travaux qui a conduit à l'ouverture d'une fenêtre rectangulaire sur le mur du sanctuaire, du même côté.

Le retable principal exhibe un travail en bois sculpté, d'inspiration maniériste, bien que profondément marqué par des ajouts ultérieurs qui cherchaient un modèle dans le style baroque. D'ailleurs, les autres ornements des retables dénotent la présence de styles artistiques qui ont marqué le XIXe siècle et le siècle suivant.

Parmi l'ensemble de l'imagerie qui enrichit l'intérieur de cette Église, nous soulignons l'image de la Dame de la Vallée, en bois rembourré, du XVIIe siècle et les sculptures du Saint-Sauveur et de la Vierge du Rosaire, du XVIIIe siècle.

De plus, les travaux de restauration de l'autel principal, réalisés dans les années 40 du XXe siècle, ont mis à nu des peintures murales assez bien conservées, au niveau du chevet, derrière ce retable : au centre, l'image du Sauveur  d'une grande taille, à sa droite, la figuration de Sainte-Catherine d'Alexandrie  et, à sa gauche, ce qui ressemble à une partie de la scène de l'Annonciation.

Archéologie
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Ce territoire était, très probablement, occupé bien avant l'époque médiévale : parmi les sédiments retournés, retrouvés il y a quelques années lors des travaux de construction d'une annexe près de l'Église, des fragments de céramique fait main, en argile noire, suggèrent une possible occupation pendant la préhistoire ; la présence de poteries au tour et des fragments de tégulae témoignent d'une possible occupation pendant la civilisation romaine.
Récupération et Amélioration
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L'Église n'étant pas classée, tous les travaux de conservation réalisés au cours du XXe siècle et au début du XXIe siècle étaient sous la responsabilité de la paroisse elle-même : en 1970, le but était de remplacer le plancher puis, dans les années 2000 et 2001, les travaux de conservation étaient d'ordre général, avec le remplacement de la toiture, la récupération du bras latéral nord, le nettoyage extérieur, la pose de vitraux et l'aménagement du parvis.

L'intégration de l'Église du Sauveur de Ribas dans la Route du Roman permettra de mener à bien tous les travaux de conservation s'avérant nécessaires, ainsi que d'analyser la viabilité de son classement.

Galerie
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En Savoir Plus
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